Culture et compréhension pour communiquer avec l’invisible
Les pratiques ancestrales sont basées sur l’animisme.
Tout est esprit.
L’eau, le feu, l’arbre, le vent sont des esprits.
Ils parlent, enseignent, guident.
Je suis issu d’une culture et d’une éducation scientifique et cartésienne.
J’ai besoin de comprendre.
Si je pratique le chamanisme depuis presque 18 ans, ce n’est pas ma culture. J’ai toujours besoin de comprendre.
Je passe beaucoup de temps en forêt.
Observons-là, cette forêt dont nous sommes toutes et tous issu.es.
Et lisons les travaux aujourd’hui établis par la science.

Les animaux et l’invisible : un lien ancestral et universel
Tout communique.
Les arbres entre eux, par leur réseau racinaire et le mycélium, mais pas uniquement.
Les oiseaux communiquent entre eux et avec les mammifères. Ceux-ci communiquent également avec les arbres.
Les chants d’oiseaux activent la croissance des végétaux de façon surprenante (plus 20% en laboratoire, en quantité et en temporalité).
Le simple son du vrombissement d’un bourdon diffusé en laboratoire active instantanément l’émission de phéromones pour attirer l’insecte chez certaines plantes à fleurs.
Une expérience intéressante :
Un chercheur a branché un oscillographe qui transforme les vibrations des végétaux en graphiques. Il décide de brûler la feuille d’une plante pour voir sa réaction.
Surprise ! La plante n’a pas réagi quand il l’a brûlée, mais bien avant, quand il a eu, ne serait-ce que l’idée de brûler sa feuille !
D’ailleurs, au Japon, des arbres sont étudiés aujourd’hui parce qu’ils prévoient les séismes et changent de comportements.
Il y a des dizaines et des dizaines d’expériences de communication faites sur les humains, les animaux et les plantes dans le monde.
Certains résultats sont incompréhensibles et validés uniquement par les statistiques.
Il y a donc bien communications avec de l’invisible.
L’invisible étant seulement ce qu’on ne voit pas, ce qu’on ne mesure pas, ce qu’on ne comprend pas. Pas encore.

Chamanisme et intuition : maîtriser l’art de la communication subtile
Avec ma femme, nous avons beaucoup voyagé à la rencontre de chamanes, dans leur pays, pour qui cette communication avec l’invisible est le quotidien, depuis tout petit.
Ils et elles sont d’une justesse et d’une précision qui ne laissent aucune place au hasard.
Lors de mes séances, les informations que je reçois sont souvent bluffantes.
D’où viennent ces informations?
C’est là que j’ai lâché l’affaire, je n’en sais rien.
Sont-ce les esprits comme le prétendent les traditions chamaniques? Est-ce une communication de cerveau à cerveau ? Certains parlent de champs d’informations ou de champs akashiques dans lesquels nous pourrions aller prélever les infos comme dans une grande bibliothèque.
Je ne sais pas.
Et aujourd’hui, en fait je m’en moque.
La seule chose qui m’importe, c’est que les infos que je reçois soient justes et utiles pour la personne que j’ai en face de moi.
Et que les informations que je reçois soient justes et utiles dans mon quotidien de chef d’entreprise, de leader, de manager, de père, de mari, d’ami, d’être humain social.
Parce que c’est surtout ça qui est intéressant.
Développer les outils de cette communication « subtile » pour accéder à des informations complémentaires dans mon quotidien.

Transformer sa perception : l’invisible à portée de main
L’idée n’est bien évidemment pas de remplacer tout ce que je fais consciemment, mes raisonnements, mes prévisionnels, mes comparatifs ou une écoute de l’autre la plus belle possible, l’idée est d’avoir des outils de décisions supplémentaires.
En tant que dirigeant, pas une embauche, pas un investissement ne se fait sans que je questionne les esprits.
J’ai fait des choix depuis une dizaine d’années que certaines et certains ont qualifié au mieux d’audacieux, au pire de suicidaires ou d’incompréhensibles.
Tous ont été de bons, voire de très bons choix.
J’ai accepté des situations que, sans ces outils, j’aurais refusées. J’ai patienté, j’ai accepté, j’ai fait confiance dans ces informations venues de « je ne sais où », et j’ai bien fait.

Comment accéder à ces informations?
Dans le chamanisme, nous parlons de transe. Ce n’est en fait qu’un état modifié de conscience. Le même auquel nous pouvons accéder en méditation profonde.
La seule différence réside, dans ma pratique, par l’utilisation du tambour.
Celui-ci est un véhicule qui me permet d’accéder plus vite à cet état, d’en sortir et d’y revenir à loisir en un claquement de doigts, un son de tambour devrais-je dire.
D’aller et venir entre l’état de conscience du quotidien et celui qui me permet de communiquer avec l’invisible.
Comment apprendre à faire ces aller-retour?
Il y a, bien sûr, quelques « règles » et protocoles à apprendre, mais c’est surtout par la pratique.
Il n’y a, de mon point de vue, qu’une seule façon d’y arriver :
Le travail, le travail et le travail.
La pratique quotidienne de la méditation d’une part, et du tambour d’autre part.
Pendant des années, je me suis astreint à travailler tous les jours, jusqu’à ce que mes « voyages » deviennent faciles et rapides d’une part, et indispensables à mon bien être d’autre part.
Il y a peut-être des gens doués à la base, mais rien ne remplace la pratique quotidienne.
Le chamanisme n’est pas un système de croyances, mais un ensemble de pratiques et d’outils très pragmatiques, compatible avec toutes les croyances.
Un moyen de communiquer avec l’invisible.