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Savoir écouter pour mieux comprendre !

Écouter, c’est accueillir l’autre pleinement, sans jugement ni volonté de répondre, en laissant place au silence et à la compréhension véritable. En dépassant la peur de ne pas savoir et en pratiquant une écoute active et présente, on ouvre un espace de respect, de partage et de connexion authentique.
Marie Vogeleisen
Elle pratique l’écoute active, pour comprendre ce que votre inconscient vous dit, pour vous amener à libérer votre potentiel cacher dans votre cœur. Elle accompagne aussi bien les adultes que les enfants à vivre en équilibre avec ce qu’ils ont en eux.

Si vous souhaitez écouter l’article en version audio :

A travers cet article, je souhaite vous amener à vous interroger sur votre qualité d’écoute et qui sait peut-être vous inviter à faire l’exercice ou l’expérience d’une véritable écoute active avec vos proches, vos collaborateurs et pourquoi pas avec vous-même également.

Ce qu'il faut savoir

Ce qu'il faut savoir

Qu’est-ce que ECOUTER ? : Définition et importance de l’écoute

Définition du mot Ecouter :

  • s’appliquer à entendre, prêter son attention à (des bruits, des paroles),
  • recevoir, accepter.

Ecouter, c’est recevoir ce que l’autre dit, recevoir ce que l’on entend, l’amener en soi sans chercher à donner une réponse immédiatement.

Ecouter c’est accueillir, c’est s’ouvrir si grand que l’on peut entendre ce que l’autre dit et ne dit pas, avec ses gestes et sa posture. C’est être face à l’autre comme si l’on ne savait rien et retenir son envie impérieuse d’intervenir. C’est laisser les paroles de l’autre voyager en nous, les laisser chercher, récupérer des informations pour recouper nos ressentis, nos souvenirs, notre expérience et aussi laisser la place à ce que je ne sais pas. Ecouter, c’est expérimenter le silence, c’est ne pas chercher une réponse à tout prix.

Avez-vous déjà observé ce phénomène chez vous ou chez votre interlocuteur ? Une discussion, et hop la panique de ne pas savoir quoi dire, de ne pas avoir la réponse ? Et la discussion s’emballe… Est-ce si grave de ne pas avoir de réponse ? Est-ce que l’autre nous demande une réponse OU de l’écoute véritable, sans jugement pour l’accueillir tel qu’il ou elle est ? Vous me direz : tout dépend de la discussion parfois !

Il m’arrive de dire à mes consultants : « Je ne sais pas, je n’ai pas de réponse à cette question ». Je reste avec ce silence qui parle beaucoup au final, car il va me faire réfléchir, travailler le sujet, chercher et partager mes trouvailles aussi par la suite. Bref, au final, cela m’amène à en savoir toujours plus, à ressentir peut-être de nouvelles expériences, à tenter des choses pour pouvoir échanger et/ou changer.

Parfois il y a des sujets qui soulèvent les passions et il devient difficile d’être dans l’écoute, nous aimerions ramener l’autre à notre cause, qu’il soit convaincu par nos arguments. Dans ces moments qui font débat, où les discussions peuvent se mener à bâton rompu, il devient facile de ne plus écouter l’autre, de laisser nos égos prendre le dessus ainsi que la passion des causes que nous défendons. ça vous parle ?

Rappelez-vous, il existe autant de réalités qu’il n’y a de personnes, intéressez-vous à la réalité de l’autre, c’est le moment de faire le pas de côté et de sortir de l’envie de convaincre à tout prix.

 

 

La peur de la non réponse ! : impact sur la communication et les relations

Ecouter pour répondre c’est se positionner déjà dans sa propre intervention avant d’accueillir le ressenti ou les paroles de son interlocuteur. La peur de ne pas savoir répondre est liée à des mécanismes psychologiques : de protection, de valorisation personnelle et d’une crainte du jugement ou de dévalorisation en cas d’ignorance ou d’incertitude. Nous sommes dans une société où il faut tout savoir, tout de suite et où les silences sont pesants.

D’où vient cette peur ?

  • de notre envie de rester maître de la situation,
  • de notre besoin et recherche de crédibilité,
  • de la société qui valorise la performance et le savoir avant tout.

Et qu’en est-il alors de cette absence de réponse ?

Et si nous pouvions vivre avec uniquement ce que nous savons ? Cette absence de réponse ou le silence est également une partie de notre chemin de croissance. A chaque fois que je ne sais pas, je reviens en moi, je réfléchis, je cherche, j’observe, je comprends… Accepter de ne pas savoir n’est pas un manque de compétences, c’est aussi une marque d’intelligence pour offrir de l’espace aux autres, à la différence, au partage finalement.

 

Les clés pour écouter activement et comprendre les autres

Pour cela, il faut :

  • être présent.e, sans distraction, être pleinement présent à l’autre sans son téléphone, regarder l’autre, créer une vraie bulle d’écoute.
  • ouvrir ses questions. Des questions ouvertes sont les clefs d’une bonne écoute active : « Que ressens-tu à ce sujet ? Que peux-tu me dire de plus ? Explique-moi ? Je t’écoute. »
  • reformuler pour être sûr.e d’avoir compris et d’être sur la même longueur d’onde (rappelez-vous les réalités sont différentes entre 2 personnes !). Deux personnes qui ne s’écoutent pas sont comme deux personnes qui écoutent chacun une radio différente et qui pensent qu’elles écoutent la même radio. Vous voyez de quoi je parle ? Le fameux dialogue de sourd ! On n’est pas du tout sur la même fréquence.
  • valider ce que l’autre peut ressentir. Même si je ne le comprends pas vraiment je peux accepter ce qu’il ressent, juste accepter simplement : « Je comprends que tu sois triste ou en colère, comment puis-je t’aider ? Est-ce que tu as besoin d’aide ? »

Pas facile hein ! Et oui, écouter vraiment, sincèrement demande de la présence. Êtes-vous présent aux autres ? A vos enfants ? Vos amis ? Vos collègues ? Et vous-même ? Savez-vous vous écouter ?

 

 

Petits Exercices

EXERCICE 1 : L’interdiction d’interrompre

Lors d’une conversation, décider ensemble que l’un parle librement pendant 2 minutes ou plus d’un sujet personnel. L’autre écoute activement SANS jamais couper ni commenter verbalement ou non verbalement puis résume ce qu’il a compris.

Objectif = mettre en lumière nos réflexes d’interruption et l’importance du temps accordé à l’autre dans l’échange. Et en prime observer la peur de la non réponse !

 

EXERCICE 2 : L’écoute intérieure

Noter dans un carnet ou non ce qui est ressenti, les moments de joie, de tension ou d’inconfort, et questionner ses émotions pour comprendre leurs origines. Se demander quand nous sommes en réaction : « Qu’est-ce que je ressens vraiment ? » ou « Quel besoin se cache derrière cette émotion ? Qu’est-ce qui a réellement déclenché mon état ? Est-ce que je me comprends ? »

Objectif = savoir si je comprends ce que je ressens, si je me donne la place de ressentir ce que le monde extérieur a comme pouvoir sur mon monde intérieur.

Points clés

Points clés

Voici ce qu’il faut retenir de l’article écrit par Marie Vogeleisen :

  • Écouter, c’est accueillir pleinement. L’écoute véritable consiste à recevoir les paroles de l’autre sans chercher immédiatement une réponse, à être ouvert à ce qui est dit et non-dit, dans le silence et sans jugement.
  • La peur de ne pas savoir répondre freine l’écoute. Beaucoup cherchent à réagir ou à prouver leur savoir par peur du vide, du silence ou du jugement. Pourtant, ne pas savoir est une force qui ouvre la voie à la réflexion et à la croissance.
  • Sortir de l’envie de convaincre. Les débats et désaccords peuvent activer l’ego et faire perdre l’écoute réelle. Accueillir la réalité de l’autre, c’est apprendre à faire un pas de côté pour comprendre plutôt que persuader.
  • Les clés d’une écoute active. Être présent, poser des questions ouvertes, reformuler pour valider la compréhension et reconnaître les émotions de l’autre sont les piliers d’une communication authentique et bienveillante.

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