Exprimer sa vérité sans peur : l’enseignement des Quatre Accords Toltèques
Allez voir, c’est assez simple. Parmi ces 4 règles d’or pour atteindre le bonheur et le bien-être, ce sujet de l’explicitation est au cœur :
- le premier accord toltèque indique de « dire les choses les plus proprement possible » ;
- le second indique de « ne pas faire de supposition ».
Au centre de ce sujet d’OSER DIRE, se pose le point d’exprimer les choses « le plus simplement possible ». Ce qui est le plus « simple » à exprimer, dans le sens qui est incontestable et « sacré » est ce que Je ressens. Dans le Oser dire, dire à l’autre qu’il dit n’importe quoi, que tu n’es pas ci ou ça…, c’est forcément ne pas dire proprement les choses. Le « TU » est alors mortel : le TU QUI TUE !
En revanche Dire, en posant un Je, mon ressenti, ma vision, c’est ouvrir la discussion, l’échange et le partage.
Disant cela, je n’attaque pas l’autre, je dis « juste » ce que je pense, ce que je ressens.
Le Je n’appartiens qu’à moi.
Comment oser dire les choses : des techniques simples au quotidien
En fait, ce n’est pas très compliqué. C’est juste une habitude. Évitez-le Tu qui tue, parlez avec un Beau et Grand Je. « Dans telle situation, je ressens que … », « cette situation me fais cela » …
Je vous invite à expérimenter ce petit changement, vous verrez que le monde autour de vous aura une toute autre ampleur.
Si en plus vous utilisez un langage poli et respectueux de l’autre, même si c’est courant, familier, et plein d’humour, Oser dire sera vraiment différent.

Oser dire à l’autre : communiquer avec authenticité et respect
Ce sera aussi différent car vous ne ferez pas de supposition sur ce que l’autre peut vous renvoyer. Vous n’exprimez uniquement ce que vous ressentez, vous ne le niez pas.
Chaque personne est unique, chacun a son éducation, ses valeurs introjectées, sa culture, ses référents… évidemment, la perception du monde par chacun est unique. J’adore l’expression suivante : « la carte n’est pas le territoire ». La carte n’est qu’une représentation du monde. Vous avez déjà vu les premiers planisphères, les premières représentations du monde des grands découvreurs de la Renaissance, des grands voyageurs arabes du début du deuxième millénaire, ou les représentations du monde des aborigènes d’Australie.
Concernant la relation entre personnes, c’est la même chose, chacun a sa représentation du monde, des choses.
D’une part, il est impossible d’intégrer et de connaître les représentations de chacun.
D’autre part, et heureusement, il est illusoire que chacun ait la même représentation du monde ! Nous ne vivons ni en Corée du nord, ni sous le temps de l’Inquisition. Heureusement.
Par conséquent, dans n’importe quelle relation et je dirais encore plus dans la relation professionnelle (du fait que les personnes ne se sont pas forcément choisies, que le lien hiérarchique peut aussi impacter la relation), poser sa carte est indispensable.
- Je pose ma représentation.
- Tu poses ta représentation.
Et ainsi, par cette mise à plat des représentations, nous pouvons tenter de nous accorder sur une carte commune !
C’est le point de départ de tout échange constructif et contributif ! Ainsi, nous pouvons ensuite définir plus clairement ce que nous voulons faire ensemble, des objectifs communs.

Affirmer sa voix : l’essentiel à retenir pour oser dire pleinement
Dans la relation à l’autre, chacun d’entre nous engage sa responsabilité individuelle à rendre cette relation propice, constructive. Je souhaite que ma relation avec toi soit meilleure, belle, constructive, c’est aussi à moi de faire que cela possible. C’est une notion de responsabilité individuelle et donc évidemment de Co-responsabilité de chacun.