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Nos sens, les boussoles de notre raison d’être… pourquoi est-ce important ?

Nos sens sont bien plus que de simples instruments de perception : ils sont les boussoles de notre raison d’être. En les écoutant, nous nous reconnectons à nos besoins profonds, à nos émotions et à notre intuition. Comprendre et honorer nos perceptions nous aide à faire des choix plus justes, à vivre en conscience et à aligner nos actions avec ce qui donne vraiment du sens à notre vie.
Carine Bedoya
Grâce à ses expériences en entreprise, elle partage ses outils et sa vision du nouveau leadership. Elle nous présente les différentes transformations nécessaires à l’émergence d’un leadership plus féminin, que l’on soit un homme ou une femme.

Si vous souhaitez écouter l’article en version audio :

Petite, j’ai toujours posé beaucoup de questions. J’ai toujours voulu comprendre le pourquoi des choses. En grandissant, j’ai continué à questionner, mais depuis un autre espace. Il est essentiel pour moi de ne pas subir le monde, mais d’en être une actrice engagée et pour cela, j’ai besoin d’en comprendre les règles, les mécanismes, les subtilités. Mon chemin de vie et d’éveil à la spiritualité m’a permis d’apaiser cette soif intarissable de comprendre pour laisser la place à mes ressentis, au langage du corps. C’est en revenant à soi, au cœur, que l’on peut percevoir le sens : ce qui fait sens pour nous, ce qui nous anime et ce que nous pouvons apporter comme contribution spécifique au collectif. En m’appuyant sur mon expérience, je vous propose de vous partager les clés de transformation que j’ai identifiées pour vous accompagner dans votre propre recherche de sens.

Ce qu'il faut savoir

Ce qu'il faut savoir

D’un questionnement incessant…

Petite, quand on parlait de moi, on disait toujours que je posais beaucoup de questions. C’était un élément fondamental de ma façon d’être au monde. Je voulais comprendre pourquoi les choses se passent de cette façon. Pourquoi nous sommes sur Terre ? Pourquoi je suis là ? Toutes ces questions m’envahissaient, elles me prenaient la tête comme on dit (et celle des autres…). Cela a duré de nombreuses années durant lesquelles j’acceptais ce côté de moi tout en le subissant. En grandissant, j’ai commencé à comprendre que le monde était plus subtil que ce que je pouvais voir. Que certaines choses ne pouvaient pas toujours s’expliquer avec des mots et que d’autres faisaient partie de moi sans que l’on me les ait expliquées. J’ai commencé à sentir et non plus seulement à penser.

Ce passage de la tête au corps a marqué le début de mon cheminement spirituel dont la première étape fut une meilleure connaissance de moi-même, de mes différents ressentis. Ce fut également le début d’un long parcours de nettoyage. Il est difficile de sentir quand le corps est empêtré dans le stress et la douleur, parasité par des traumas dont certains ne vous appartiennent même pas.

Il est donc important de commencer par se libérer. Tel un oignon, enlever une à une les couches qui nous empêchent d’être nous-mêmes. Ce chemin n’est d’ailleurs pas linéaire, mais plutôt comme une spirale dynamique où certaines situations se représentent pour que l’on puisse les regarder sous un autre angle, les nettoyer un peu plus en profondeur, et ce pendant plusieurs années… nous permettant de sortir de notre mental envahissant qui veut tout comprendre pour laisser place aux capacités de captation de notre mental.

« Chaque fois que je découvre quelque chose, je constate que je ne savais rien, parce que ce que je découvre est une nouvelle reformulation de tout ce que je savais, mais avec une autre couleur et une autre saveur. Et le fait de constater va vous conduire à découvrir l’instant unique. On change de centre, le cerveau n’est plus préoccupé par cette soif d’apprendre, mais par le fait de capter des choses. Et l’instant unique est captation. » – Luis Ansa

 

 

… à l’apprivoisement de mes ressentis.

Il est essentiel pour moi de ne pas subir le monde, mais d’en être une actrice engagée. En avançant dans l’âge, j’ai donc continué à questionner. D’abord celui du corps : Qu’est-ce que cette parole ou situation me fait ressentir ? Comment je me sens quand je fais ceci ou cela ? Puis petit à petit, l’espace du cœur s’est manifesté et m’a permis de voir le monde sous un autre angle, celui de la multi dimensionnalité. C’est une posture, un état de conscience dans lequel on comprend que l’on ne peut pas exister ni avancer seul, que l’on fait partie d’un tout. C’est en tant qu’élément de ce tout que je trouve ma place, dans l’univers, sur la planète, sur mon territoire, dans mon entreprise, dans ma famille. Prendre conscience que toutes ces interactions sont nécessaires à l’émergence de la vie nous permet de définir qu’elle est notre contribution spécifique, notre essence pour maintenir et faire évoluer la vie.

Mon chemin de vie et d’éveil m’a permis d’apaiser cette soif intarissable de comprendre pour laisser la place à mes ressentis, au langage du corps et à la voix du cœur. Cet espace depuis lequel on sait. On n’a pas besoin d’explication, on sait que l’on est sur le bon chemin, avec la bonne personne, au bon moment au bon endroit.

C’est en connectant avec cet espace que la vie prend tout son sens, pour nous individuellement, puis avec ce et ceux qui nous entourent : notre communauté, la Nature, la société voire le monde pour certains. Et c’est depuis cet espace que l’on trouve sa place et que l’on peut aimer.

C’est en revenant en soi que l’on peut percevoir le sens : ce qui fait sens pour nous, ce qui nous anime et ce que nous pouvons apporter comme contribution spécifique au collectif.

« Aimer permet de créer l’instant unique et l’instant unique crée. Entrer dans l’instant unique, c’est se rendre compte qu’une goutte d’eau de l’océan contient tous les éléments de l’océan. » – Luis Ansa

 

 

Pour y parvenir, voici le chemin que j’ai emprunté :

1- Ralentir, prendre des temps de pause, du temps pour soi pour s’écouter et créer des rendez-vous réguliers pour que cela devienne une habitude.

2- Nettoyer nos blessures, traumas voire maladies sur différents plans : physique, psychique et spirituel afin de permettre un alignement, en sollicitant différents praticiens pour nous accompagner à devenir de plus en plus autonome.

3- Se connecter à son souffle, respirer en favorisant les expirations longues pour détendre le système nerveux grâce à une respiration régulière et profonde.

4- Expérimenter avec le corps en faisant des scans corporels, en identifiant nos sensations, en acceptant notre état actuel sans jugement et sans lutte, laissant la place aux ressentis et aux émotions qui émergent.

5- Appréhender notre raison d’être en associant des outils masculins qui sollicitent le mental et des exercices féminins qui mobilisent nos ressentis, nos capacités d’improvisation et de connexion.

6- Vivre dans le moment présent en se connectant à nos ressentis et en laissant s’exprimer notre cœur pour créer et collaborer avec la communauté.

 

Et vous, avez-vous trouvé votre place et ce qui fait sens pour vous ?

Points clés

Points clés

Dans cet article, Carine Bedoya nous rappelle l’importance de revenir à soi pour s’ouvrir aux autres :

  • arrêter de se questionner et de vouloir tout comprendre
  • arrêter de penser pour commencer à ressentir
  • le passage de la tête au corps comme cheminement spirituel
  • apprivoiser ses ressentis pour s’apaiser
  • et trouver ce qui fait sens !

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