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BURNOUT : ce que le médecin ne vous dit pas

Cet article explore les racines profondes du burn-out au-delà du simple diagnostic médical. Il met en lumière les causes invisibles : pressions sociales, croyances limitantes, quête de performance et déconnexion de soi. L’auteur propose une lecture humaine et globale du burn-out, où l’épuisement devient un signal d’alarme. Plus qu’une maladie, il apparaît comme une invitation à réinventer son équilibre et sa vie.
Iker Aguirre
Co-fondateur de Konxus Media. Dirigeant d’entreprise depuis bientôt 30 ans, il cultive une passion pour le potentiel humain et l’entreprise. Conférencier international, il œuvre pour remettre l’humain au centre de l’entreprise et pour une performance épanouie avec un impact humain, conscient et responsable.

Un burnout est une épreuve en soi mais que dire de ses suites ? Revenir à la normale peut prendre des années. Les pièges sont partout, tout comme les descentes aux enfers et les moments de désarroi. Mais cela peut se passer autrement.

Cet article est à mettre entre les mains de quiconque ait fait un burnout autour de vous. Il pourrait bien changer la donne et accélérer magistralement sa récupération. Croyez-moi, je suis passé par là, en 2009, et je l’ai fait à la dure. Une autre voie existe mais pour la trouver il faut connaître certains détails importants, les voici :

DANS LE BURNOUT, COMPRENDRE C’EST SOULAGER – Iker Aguirre

Ce qu'il faut savoir

Ce qu'il faut savoir

Quand le médecin vous lâche : comprendre ce que le burn-out vous cache

Si la médecine a bien fait son travail, vous êtes hors d’atteinte. Le risque est éliminé. Le médecin passe a autre chose, il a d’autres urgences que vous à gérer. Dans les grandes lignes, il vous a dessiné le cadre de ce qu’il faut et ne faut pas faire; vous rentrez à la maison. Et c’est là que la galère commence. Personne pour vous expliquer ce qui va traverser votre tête, votre cœur et votre corps. Vous êtes seul face à votre récupération. Que les montagnes russes commencent…

“Vous devez vous reposer” est la phrase qui résume tout. Accompagnée d’autres injonctions très générales, elle vous livre à vous-même et au désarroi du quotidien des terrassés par l’épuisement extrême. Pourtant, c’est là que votre futur se joue. Celui d’un renouveau éclatant où émergera une version extraordinaire de vous-même ou celui d’un parcours de galérien où, in fine, pour l’immense majorité, tout rentrera dans l’ordre mais au prix le plus fort et en laissant des traces indélébiles. Évitons cela.

 

Le burn-out vous concerne ? Allons plus loin pour explorer ce que le médecin ne vous dit pas sur l’épuisement professionnel

Cet article a pour vertu de poser le cadre et vous donner les grandes lignes pour comprendre l’essentiel. Mais il ne sera qu’un premier pas. S’il vous parle et vous intuitez qu’il y a quelque chose pour vous dans ces pages, allez plus loin et nous avons tout prévu pour vous ! Dans la rubrique Allez au fond de la question, qui suit cet article, vous trouverez le lien vers trois podcasts de notre chaîne où vous pourrez approfondir à loisir la compréhension du burnout sous trois angles différents : ce qui vous y emmène et l’éviter; accompagner une victime de burnout quand on est un proche puis, dernier épisode de la série, tout savoir sur les phases de récupération afin de limiter le risque et d’accélérer le retour à la normale. Dans ce dernier cas, nous parlons de tout ce que le médecin ne vous dit pas et qui fait si cruellement défaut sur le chemin de rémission.

 

 

La Zone Rouge du burn-out : ce que vous devez savoir

Ici, vous êtes dans le pire de la crise. Votre principal ennemi est le déni. Vous vous donnez des raisons de croire que le problème est mineur et à durée limitée. Mais comme vous êtes forcé de vous reposer, c’est là que tout lâche soudainement. Tout s’écroule, vous n’êtes plus capable de rien.

Votre pire ennemi ici ? Votre obscurité intérieure : le catastrophisme, les pensées sombres, voire noires, et les addictions pour faire taire la douleur.

C’est le moment de tout lâcher, vous aller résister car vous avez peur mais il faut lâcher, c’est la condition pour vous en sortir. Cette phase, aussi désagréable soit-elle, est normale. Plus que quelques semaines et ça ira mieux, ce n’est pas irréversible. Vraiment, même si votre voix intérieure vous affirme le contraire. Ce n’est pas irréversible. Juste quelques semaines à tenir.

 

Burn-out et dents de scie : la lutte entre rétablissement et retour à la case départ

Une fois sortis de la Zone Rouge, le corps ne doit plus veiller à sa survie mais à sa récupération. C’est un long chemin qui commence.

Le principal à savoir c’est que c’est un chemin en dents de scie, fait de hauts d’exaltation et de descentes aux enfers. Au début, les pics sont extrêmes et vous sautez de la joie débordante au désarroi ultime en quelques jours. Et c’est normal aussi.

Quand vous êtes en haut, vous vous sentez les ailes pousser, vous pensez être guéri et vous avez envie de croquer la vie à pleine dent. Mais vous avez oublié que vous êtes encore convalescent… Vous pensiez que vous pouviez reprendre vos habitudes “comme avant” mais le corps n’a pas les ressources pour encaisser. La punition est immédiate : Retour à la case de départ, et flirte avec les frontières de la zone rouge. La fatigue qui en découle accélère l’arrivé de la prochaine descente aux enfers. Tout redevient noir. Dépression, défaitisme, abattement…

Vous allez vivre de nombreux hauts et bas mais sachez que c’est le processus et que, dans le temps, l’ampleur des pics s’amenuisent et, en moyenne, ils vont dans le sens de votre récupération, c’est à dire vers le haut.

Quand vous vivez un pic d’exaltation, rappelez-vous de votre convalescence et cultivez la mesure. Vous avez la pêche ? Profitez de ces belles énergies sans les dépenser. Vous en avez bien besoin après tant d’années à vous faire mal. Nourrissez-vous de la joie, pas de son agitation. Et rappelez-vous, après ce moment de liesse, il y aura, hélas, une descente. C’est inévitable. Mais si vous appliquez ces recommandations, vous minimiserez l’ampleur des cycles et la récupération sera adoucie.

Lors de vos descentes aux enfers, il y a de nombreuses choses que vous devez savoir et nous allons vous le livrer sans plus attendre. Passez la page…

 

Optimisme et pessimisme dans le burn-out : comprendre les extrêmes qui influencent la santé mentale

Vous allez voir le monde en deux couleurs. Noir : pas bon pour moi, je vire. Blanc : bon pour moi, je garde. Vous aurez tendance à tout voir dans ses extrêmes et vous voudrez faire des nettoyages radicaux de vos polluants.

Attention ! Car vous n’aurez pas peur de tout envoyer paître puis de larguer des bombes pour repartir à zéro. Vous perdrez tout sens de la mesure. C’est là que certains de vos choix peuvent laisser des traces amères qui dureront longtemps. Et certaines pentes peuvent être rudes à remonter. Je peux vous en parler, moi qui ai bombardé 85% de mes revenus et 80% de mon CA en un temps, trois mouvements. J’ai appelé ça la politique anti-cons” et ça fait un bien fou ! Par contre, je ne vous raconte pas la pente raide que je me suis créée derrière… En claquettes et sans baudrier… Si j’avais su…

Avant d’arriver à ce stade (envies de divorce, de dépôt de bilan, de ruptures…) faites un accord avec vous-même : vous remettrez toute décision importante à plus tard. Or, certains choix conditionneront votre récupération. C’est là que vous aurez besoin de vos proches pour vous aider à temporiser…

 

Faire le ménage autour de soi pour rétablir son équilibre : une étape clé pour surmonter le burn-out

Vous aurez besoin de mettre de l’ordre dans vos relations. Le danger, comme vous n’avez pas de sens de la mesure, sera d’y aller un peu trop fort. Sachez juste que vous allez prononcer des mots acerbes et lâcher des bombes H sur la tête des gens. C’est le prix à payer pour rétablir vos équilibres. Vous devrez en passer par là et il y aura des dégâts.

Ici, c’est aux proches de se préparer à accueillir ce moment sans rancœur ni nourrir un conflit qui ne fera qu’exacerber vos choix radicaux, seul moyen d’en finir avec des poids que vous ne pouvez pas porter. Vos proches vont dérouiller, alors faites-leur écouter l’épisode 84 de notre chaine de podcasts Une Alchimie de l’Eveil (lien en p. 19). Ça pourrait changer beaucoup de choses pour vous tous !

 

 

 

Burn-out : voir le bout du tunnel, vers la guérison et la résilience

Quand vous êtes au fond du gouffre, tout est d’un noir d’encre. Le défaitisme vous fait croire que toute sortie est impossible. A ce moment, rappelez-vous de ces mots :

Il y a toujours une sortie du tunnel et elle est faite de lumière, radiante et magnifique. C’est une ancienne victime qui vous le dit. Cette descente ne va durer que quelques jours, voire heures. Et après, il y aura un autre pic d’enthousiasme ! Dans votre noirceur, c’est dur à croire, mais vous verrez. Et quand vous irez mieux, rappelez-vous d’où vous venez ! Car une autre descente arrivera derrière, et elle sera tout aussi éphémère que l’antérieure, sinon plus. Cette prise de conscience accélèrera votre récupération car elle vous aidera à relativiser les hauts et les bas comme partie intégrante du processus.

 

Burn-out : le chemin vers le retour à la normale et la reprise d’une vie équilibrée

La vie reprend son cours, et vive la vie ! La dernière phase sera égoïste et égotique car vous avez appris l’importance de vous faire du bien et c’est la seule chose qui comptera pour vous. Mais ce sera le moment de recommencer à penser aux autres, à remettre de l’eau dans son vin et retrouver sa place dans une nouvelle vie qui, très probablement, sera celle d’un ou une hypersensible. Car c’est souvent le prix à payer quand on passe par la case burnout, une sensibilité à fleur de peau avec laquelle vous allez devoir apprendre à vivre. Mais dites-vous que, ça aussi, c’est normal, vous n’êtes pas émotionnellement déréglé…

 

 

Commentaires

2 réponses

  1. très dur de vivre avec une personne en burn-out mon épouse Marie-France dont c’est le cas, après un long calvaire et des faits incohérents et démesurés, je suis hébergé chez ma fille et demandé le divorce, elle a besoin l’aide que je ne peux plus lui donné car la déchirure relationnelle est là par la distance

    merci de votre compréhension

    1. Bonjour Patrick,
      merci de votre partage d’expérience en la matière, nous comprenons tout à fait la difficulté qu’en tant qu’accompagnant vous pouvez vivre dans cette situation au quotidien.
      Nous sommes seulement un média de divulgation d’informations sur ces thématiques et nous ne pouvons pas dans votre cas remplacer le travail des professionnels de santé et thérapeutes.
      C’est vers eux que nous vous suggérons que votre femme ou vous-même vous adressiez en premier lieu pour trouver les clés pour traverser cette douloureuse période.
      En tant qu’accompagnant, nous avions fait un podcast sur « proches de la victime, clés pour bien le vivre ensemble » qui peut vous apporter quelques pistes : https://www.konxus-media.com/podcasts/le-burnout-pour-les-proches-de-la-victime-cles-pour-bien-le-vivre-ensemble-2-3/

      Bon courage à vous !

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